• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 19 août 2009

CPE Bach : concerti pour clavier et orchestre, par M. Spányi

19082009

 

D’abord, il faut augmenter le volume des baffles et lancer les extraits… 

Image de prévisualisation YouTube

Miklós Spányi est un artiste très prolifique, à en juger par le nombre impressionnant d’enregistrements parus. Vous ne le connaissez pas ? C’est normal. Il ne fait pas partie des « stars » produites par les impresari français (qui ont leurs qualités, ne le nions pas). Mais il lui manque la sur-médiatisation dont sont victimes certains artistes pour avoir une notoriété égale à son talent.
En fait, ce Hongrois, né à Budapest, a étudié au Koninklijk Vlaams Muziekconservatorium, à Anvers, auprès de Jos van Immerseel et au Hochschule für Music, à Munich, auprès de Hedwig Bilgram. S’il s’est fait remarquer, c’est pour l’intégrale (toujours en cours) de l’œuvre pour clavier de Carl Philip Emmanuel Bach qu’il enregistre pour le label suédois BIS. Encore une intégrale, me direz-vous ? Une magnifique intégrale, je répondrai.

Image de prévisualisation YouTube
A vrai dire – et peut-être honte à moi – j’ai découvert un des volumes par le plus grand des hasards. J’avais été sublimé mais n’avais pas exploré les autres volumes. Douze mois ont passé et je retente l’aventure. Mon constat demeure inchangé : ces œuvres sont à la fois enjouées, belles et méditatives pour leurs parties solistes. 
C.P.E. Bach est, comme son père, un compositeur qui a laissé un corpus impressionnant. Il était surnommé le Bach de Berlin et de Hambourg. Son parrain n’était autre que Telemann. Un beau musicien, en somme. Nous ne nous étalerons pas une nouvelle fois sur la postérité malheureuse de certains compositeurs. Soulignons toutefois que Mozart et ses sublimes concerti pour clavier et orchestre n’est pas novice en le genre, comme on le pense souvent. C.P.E. Bach fut sans aucun doute son maître en la matière, maître de Haydn et de Beethoven, un compositeur dont la renommée de son vivant dépassait largement celle de son père, un trait d’union entre le baroque tardif (et son contre-point) et le style nouveau, classique, et l’école de Vienne. Dommage qu’il ne soit pas plus largement diffusé sur les ondes.

CPE Bach : concerti pour clavier et orchestre, par M. Spányi dans Musique dyn008_original_485_631_pjpeg_2625226_d7d558a408b29ef84ecd0d33d86bb52d
Aujourd’hui, l’enregistrement de l’intégrale en est à un peu plus que la moitié et déjà 22 volumes sont réalisés (une série dédiée aux concerti pour clavier ; une autre pour clavier et orchestre). Aucun ne fait défaut. Miklos Spányi, accompagné d’abord de l’ensemble Concerto armonico, de l’ensemble Opus X ensuite, explorent avec brio ce répertoire : pas de lassitude à l’écoute, pas de routine interprétative. Au contraire, chaque œuvre est abordée individuellement, pour ses qualités intrinsèques, et Spányi prend soin de rendre le propos vivant. Chaque disque est également l’occasion pour lui d’user d’un instrument différent, tantôt un clavicorde, tantôt un pianoforte ou piano à tangents, tous fabriqués par Joris Potvlieghe, artiste (c’est bien le mot) belge.

Image de prévisualisation YouTube
Des intégrales aussi précieuses sont rares et le nombre de volumes pourrait donner le vertige, certes. Mais je ne peux que vous conseiller d’en écouter un seul et, vous verrez, vous finirez bien par acheter les autres.







DANSE avec les étoiles |
Ex-Pression |
CATGRR |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ma peinture
| AKHESA
| bricoles