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Lisboa

24012008

Que de souvenirs lorsque je regarde ces photos de Lisbonne ! Ville qui a gardé son cachet d’antan malgré les flots de touristes qui agacent les habitants, c’est avec un peu de salive au coin de la bouche que je repense aux pasteis de nata de Belèm !

Lisbonne
Album : Lisbonne
Photos de la ville en août dernier
14 images
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Disque

24012008

Disque dans Musique 0094636343020VIVALDI, SAMMARTINI, BOCCHERINI, MONZA, DEMACHI,
Improvisata : sinfonie con titoli
Fabio Biondi & l’Europa Galante ; Virgin Classics, 2007
 

Il y a parfois d’heureuses surprises. Fabio Biondi et son Europa Galante, qui nous avaient habitué à des gravures d’exceptions en plus d’imposer leur propre griffe sur le répertoire vivaldien, n’avaient pas convaincu par leur dernier enregistrement, le célébrissime Stabat Mater de Pergolèse. Ici, dans un répertoire où on ne l’attendait pas, il nous surprend et nous étonne. Partant du titre d’une symphonie ‘Improvista’ de Vivaldi pour ouvrir un répertoire d’improvisations et musique à programme mêlées, Biondi laisse les seconds rôles au Vénitien pour offrir les premiers à Boccherini (écoutez le dernier mouvement…flamboyant, osons le mot, de la Casa del diavolo) et d’autres compositeurs presque inconnus issus de son Italie natale, Sammartini, Monza et Demachi. Ils sont dans cette période charnière où le baroque s’éteint pour laisser place au classique : les basses continues s’effilochent, le nombre de mouvements se multiplie (même si le vif-lent-vif popularisé par Vivaldi a encore de nombreux jours devant lui), les instruments se diversifient, la mélodie se développe et se simplifie quand elle n’est pas accrocheuse et plaisante. La musique baroque accouche tout en douceur de la musique classique : à Haydn et Mozart d’entrer en scène ! Merci, donc, à Fabio Biondi et son ensemble – très enthousiaste et rayonnant – l’Europa Galante !

 

Vivaldi : Sinfonia ‘Improvisata’ – mvt 1
Sammartini : Ouverture – mvt 1
Monza : Sinfonia detta ‘La tempesta di Mare’ – mvt 3
Boccherini : Sinfonia no.6 ‘La casa del diavolo’ – mvt 6
Demachi : Sinfonia ‘Le campane di Roma’ – mvt 1




Disque

24012008

Disque dans Musique 8424562216129André-Cardinal DESTOUCHES,
Callirhoé,
Hervé Niquet, le Concert spirituel, Stéphanie d’Oustrac, Cyril Auvity, Joào Fernandes, Glossa, 2007.

Lorsque Jean-Baptiste Lully s’éteint en 1687, Louis XIV perd un de ses plus précieux généraux, dictateur absolu au service du roi. Tout ce que le souverain réclamait, Lully le lui offrait. Quelles pages de propagandes à la gloire du roi dans les prologues d’Isis et de Persée ! A l’image de son mécène, le Florentin a imposé son style, désormais « français ». Mais, vingt ans plus tard, les tragédies en musique n’ont plus la même saveur. André-Cardinal Destouches, connu que de quelques spécialistes aujourd’hui, sut pourtant leur redonner leur éclat d’antan. Il faut dire que les attentes du public avaient changé : les scènes violentes, les pathétiques, les drames humains et les guerres avaient cédé le pas aux pastorales, aux fêtes champêtres, voire au goût pour l’exotisme avec les Indes galantes quand ce ne fut pas pour les opéras bouffe. Destouches, lui, reprend la tradition lullyste : après un prologue « propagandiste », les danses, les ballets, les oppositions entre les soli et le chœur s’enchaînent de façon saisissante (et grande nouveauté : les acteurs dialoguent avec le chœur). Louis XIV avoua d’ailleurs qu’aucune tragédie ne lui avait plus autant plue depuis Atys de Lully, son opéra favori.
C’est bien simple, l’action emporte dès le début l’auditeur au cœur du drame. Hervé Niquet sait qu’il faut garder l’attention du spectateur et le laisser méduser devant l’intrigue. Voilà pourquoi les puristes s’offusqueront de l’absence du prologue et de quelques danses. Le chef a pris le choix de supprimer le superflu. Et le pari est réussi ! Les cinq actes paraissent trop courts à l’auditeur : les récitatifs, nombreux dans l’opéra français, sont passionnants car Destouches y fait preuve d’une inventivité rare. Mais le compositeur ne s’arrête pas là : de sa partition de 1712, il supprime lui aussi les superflus (la version enregistrée est celle de 1743), allant même jusqu’à ôter les réjouissances finales…ce qui change complètement l’intrigue : les dieux, craints par les trois protagonistes principaux durant tout l’opéra (voyez le superbe Redoutable enfant du tonnerre, acte II), ne peuvent rien contre les passions humaines. Le grand prêtre Corésus, voyant qu’il ne pourra séparer Callirhoé, à qui il était promis, de son amant Angenor (ils sont sur le point de se suicider ensemble), ne voit qu’une seule issue possible : son propre suicide afin de calmer le courroux des dieux… impuissants par cet acte. Et si la Raison triomphait des superstitions ? Les derniers mots se meurent à peine dans la bouche de Corésus et la basse continue qui l’accompagne s’éteint avec lui. Silence. Le spectateur se retrouve alors seul, surpris par cette chute aussi inattendue que brève. Il n’a pas vu le temps passer, même si l’empressement d’Hervé Niquet peut finir par l’exténuer. Superbe version, donc, pour cette œuvre qui aura attendu 250 ans pour ressusciter.
Clou du spectacle, Glossa nous propose cet opéra dans une édition de luxe, sous forme de livre, comprenant les deux disques ainsi que six articles sur Callirhoé, avec, bien sûr le livret, soit 120 pages au total. Et la suite est prévue : après L’Orfeo de Monteverdi par La Venexiana (oubliez-le), Sémélée de Marin Marais, Proserpine de Lully par Niquet et son Concert spirituel, sans oublier l’Opus 1 de Vivaldi par Gatti.

 

* Ouverture
* Acte I, Scène 1
Acte II, Scène 1
* Acte II, Scène 5/1
* Acte II, Scène 5/2 « Redoutable enfant du tonnerre »
* Acte III, Scène 5/1
* Acte IV, Scène 5




Quelques photos de Bruxelles

24012008

Voici des photos de la Grand-Place de Bruxelles en juillet dernier, lorsque se couchait le soleil.

Bruxelles - juillet 2007
Album : Bruxelles - juillet 2007
Grand-Place en milieu de soirée
12 images
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Disque

24012008

Disque dans Musique 3760014195006Aux marches du Palais,
Romances et Complaintes de la France d’autrefois

Vincent Dumestre, le Poème Harmonique

Connaissez-vous J’ai vu le loup, le renard danser ? Sans aucun doute : c’est une de ces chansons populaires de France qu’on fredonne un jour où l’autre. Enfin… vous pensiez la connaître. Saviez-vous qu’en fait il s’agissait d’une parodie d’une messe du Dies Irae, datant XVe siècle ? Alors, pourquoi ne pas l’interprêter ainsi, comme une oeuvre de la fin du Moyen Âge ? Et que La complainte de Mandarin est un lointain pastiche d’un air de l’opéra Hyppolite et Arcie de Rameau ? Et comment ne pas s’imaginer autour de la table d’une auberge du port lorsqu’on entend Au 31 du mois d’août ? Il faut dire que toutes ces chansons sont enfuies au plus profond de la mémoire des habitants des pays de France. « Comment juger au XXIe siècle d’une musique qui parle à la fois à notre sensibilité de mélomane et à notre âme d’enfant ?  » s’interroge le chef d’orchestre, Vincent Dumestre. Comment jouer de la musique populaire sans tomber de le travers d’une interprétation souvent facile et incipide ? C’est là le coup de maître du chef : habitué à diriger du baroque, une véritable densité instrumentale s’en dégage ainsi qu’un réel professionnalisme. On se surprend alors à redécouvrir des chansons qu’on croyait connaître et à en découvrir d’autres, parfois d’une beauté rare, comme Le Roi a fait battre tambour. Une remarque nous vient enfin à l’esprit : la musique classique n’est pas toujours celle que l’on croit. Passionnant et chantant.
Extrait : J’ai vu le loup, le renard danser
Extrait : La Fille au Roi Louis
Extrait : Le 31 du mois d’août
Extrait : Le Roi a fait battre tambour







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