Titien. Le chant du cygne – Philippe Beaussant

1112009

Voici un joli livre acquis il y a quelques jours à peine. Vous vous doutez bien, chers lecteurs, que si j’ai décidé d’y consacrer un billet, c’est qu’il ne peut me laisser indifférent.

Tout est dans le titre. Titien. Le chant du cygne. Tout le monde connaît ce peintre de génie (1490-1576), surtout pour les portraits des plus grands hommes de son temps qu'il a réalisés (Charles Quint à trois reprises, Philippe II, Paul III…). C’est dire s’il en faisait partie lui-même.

La légende raconte que les cygnes, sentant la mort approcher, se mettent à pousser un cri des plus plaintifs qui soient… Dans le cas du Titien, le vieux peintre abandonne l’idéal renaissant – la ligne claire, le réalisme, l’équilibre ou la suspension du geste pour l’éternité – au profit d’un langage qui lui est propre : une impression d’inachevé se dégage de ses œuvres – ce sera là une critique de l’Arétin lorsqu’il découvrira son portrait –, les corps sont comme décharnés, quelques traits matérialisent les velours, les visages ou les paysages… Une véritable révolution s’opère alors, en rupture avec ce qu’on avait pu voir jusqu’alors. Pourquoi ? C’est ce que tente de découvrir Philippe Beaussant, à sa manière, bien sûr.

L’auteur est sans aucun doute connu d’une bonne partie des lecteurs qui fréquentent ces lieux. Je me permets de le présenter en quelques lignes, pour rappel et pour expliquer aux autres. Philippe Beausant a été conseiller artistique du Centre de musique baroque de Versailles de 1988 à 1995 et directeur du Théâtre baroque de France de 1994 à 1997. Il demeure un des acteurs principaux de la redécouverte de la musique du XVIIe siècle en France. Romancier et spécialiste de l’esthétique baroque, Philippe Beaussant, par la clarté de son langage et en véritable érudit, nous a livré des ouvrages de qualité (biographies de Lully, Couperin…) et quelques-uns des essais les plus riches sur l’histoire culturelle italienne et française des XVIe-XVIIe-XVIIIe siècles. Citons-en quelques-uns que je recommande avec insistance : Vous avez dit baroque ? (Actes Sud, 1993), Louis XIV artiste (Fayard, 1999), Le Chant d’Orphée selon Monteverdi (Fayard, 2002), Passages. De la Renaissance au Baroque (Fayard, 2006).

Cet essai-ci ne déroge pas à la règle. L’érudition est bien présente, à chaque mot, chaque phrase, chaque page… L’aisance de son style et le naturel avec lequel Philippe Beaussant expose son propos laisse pantois et en font un pédagogue hors pair. Bien-sûr, ne nous attendons pas là à un ouvrage scientifique sur le Titien. Le présent ouvrage n’en a pas la prétention, puisqu’il s’agit d’un essai. L’une des pages les plus émouvantes est sans conteste celle où le vieux Jean-Sébastien Bach, aux dernières heures de sa vie, presque aveugle, se penche sur sa Messe en si mineur. Ses gestes sont ceux d’un Titien parachevant l’œuvre qu’il destine à… sa sépulture, La Pietà. L’artiste devant la mort : voilà sans doute le sujet de ce livre qui, s’il n’est pas exempte de défauts ou de légères erreurs, n’en demeure pas moins profond et interpellant.

Je n’ai qu’un mot à ajouter : Merci, Monsieur l’Académicien !

Philippe Beaussant, Titien. Le chant du cygne, Fayard, Paris, 2009, 168 p.

NB : la sortie de ce livre n'est évidemment pas hasardeuse puisque Le Louvre accueille l'exposition Rivalités à Venise. Titien, Tintoret et Veronèse.




Détour par l’Académie royale de Belgique

24102009

Le Palais des Académie, à Bruxelles, fait partie des plus beaux bâtiments que possède la capitale. Avec un peu de chance, les passants quotidiens le connaissent par habitude ; les autres le côtoient mais en ignorent l'attribution ou le nom. Pourtant, le Palais s'ouvre petit à petit au public…

Les origines du palais remontent à l'après-Waterloo. Lorsque Napoléon est défait dans la plaine, ses vainqueurs se partagent l'Europe comme des mercenaires un butin. C'est ce qu'on a appelé le Congrès de Vienne (1815). Ainsi, passent-ils outre les réalités géopolitiques ; la route vers les antagnonismes locaux (entre autres) est toute tracée et, avec elle, celle des révolutions. La Belgique actuelle, quant à elle, est confiée au Prince d'Orange, roi des Pays-Bas. Afin de saluer l'héritier du trône néerlandais à Waterloo, le prince d'Orange décide de faire ériger ce bâtiment qui devient le siège du souverain en Belgique, dès novembre 1828… Moins de deux ans plus tard, en septembre 1830, les troubles éclatent en Belgique et l'Indépendance est proclamée. Le Palais devient alors propriété de l'Etat en 1842. Après de nombreuses affectations, le bâtiment devint finalement le siège des Académies de Belgique, en 1876, rôle qu'il tient aujourd'hui encore.

Dorures, boiseries, stucs, velours, soies et marbres ornent cet édificie qui figure parmi - je le répète - les plus beaux de Bruxelles. Au programme, aujourd'hui, quelques photos du quartier et de la façade du bâtiment, de quelques ouvrages que sa bibliothèque possède et de couchers de soleil. Et, petite nouveauté, je me suis essayé aux photos panoramiques… La suite de la visite nous fera découvrir les lieux.




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Stonehenge et Winchester

17102009

Ca y est ! Nous y sommes… la dernière escale de ce périple dans le Sud-Ouest de l'Angleterre. Aujourd'hui, nous visiterons Stonhenge et Winchester. Les deux valent le détours. Stonhenge, inutile de présenter ce site carte postale, cliché des courants new age. Il fascine toutefois. Pas uniquement pour les mégalites centraux où s'empressent les visiteurs en pélerinnage (observez bien les photos) mais pour le site dans son ensemble : situé sur les hauteurs, ce sanctuaire vieux de milliers d'années n'est que la pointe émergée de l'iceberg. Formant un cercle tout autour, d'autres tumuli se dressent à égale distance, donnant l'impression d'être au centre d'un je-ne-sais-quoi. Impressionnant…

L'autre escale est la ville de Winchester, charmant bourgade au cachet certain et dont l'attrait principal demeure aujourd'hui… la cathédrale. Etonnant, n'est-ce pas ? Avec le temps “écossais” qu'il faisait, difficile de faire des photos esthétiquement très réussies… l'attrait, cette fois, sera le sujet : un visage dans les mégalites de Stonehenge ; les pierres de la cathédrale de Winchester, tantôt anglo-normandes, tantôt gothiques ; son chevêt affaissé ; les bâtisses construites dans l'ancienne enceinte ; les postures des cygnes… Cette grisaille et cette pluie valaient bien le splendide couché de soleil qui ponctuait la journée en beauté. Des souvenirs inaubliables…

Cette série de photos est dédiée à mes trois amis Sarah, Géraldine et Geoffrey




Andromaque de Grétry

4102009

La musique de la période prérévolutionnaire et révolutionnaire demeure peu explorée, aujourd’hui encore. Alors, c’est un évènement quand on en ressuscite une œuvre, pierre angulaire dans l’histoire de la musique, et, qui plus est, quand le livret n’est autre que celui de Racine… Le Centre de Musique Baroque de Versailles et le chef français Hervé Niquet ont relevés leurs manches pour présenter au public Andromaque de André-Erneste-Modeste Grétry les 18 et 19 octobre prochains… à Paris et à Bruxelles s’il vous plaît.

André-Erneste-Modeste Grétry est né à Liège en 1741, issu d’une famille de musiciens. Après des études en Italie, il s’installe à Paris en 1767 où il bénéficie quelques années plus tard du soutien de Marie-Antoinette. La Querelle des Bouffons continue à diviser la France en deux camps : le premier, favorable à l’opéra dit « sérieux » et aux tragédies lyriques, préconise un opéra en français où la musique s’efface devant le verbe et la musicalité naturelle de la langue réformée. le second est composé des partisans de la musique italienne et de sa « légèreté », aux airs faciles, peu prompte à faire réfléchir et à défendre la morale, d’après ses détracteurs. Cette dualité se concentre, à l’époque de Grétry, autour de Gluck, partisan d’une musique sérieuse, et de Piccinni, adepte de l’opéra napolitain.

Grétry, proche de la reine, voit naître l’opéra-comique et participe à sa diffusion. Ses premiers opéras-comiques lui confèrent rapidement l’adhésion du public, notamment pour la fibre sentimentale qui s’en dégage. Il est même considéré comme le compositeur le plus en vogue de la France prérévolutionnaire. Grimm le décrit de la façon suivante : « … il est jeune, il a l’air pâle, blême, souffrant, tourmenté, tous les symptômes d’un homme de génie. » Son succès ne se dément pas, même sous la Révolution, où il devient inspecteur des études au Conservatoire.

Son langage musical est moins complexe que celui de ses prédécesseurs ; il exacerbe les passions, approfondit l’expressivité des sentiments et diversifie la palette des ressorts émotifs de l’opéra-comique. Il va même jusqu’à établir quelques « motifs de réminiscence », dans son Richard Cœur de Lion, qui préfigurent les « affects » chers au XIXe siècle. Grétry, dans ses Mémoires, avoue avoir voulu « contenter tout le monde ». Par la facilité musicale de ses airs et l’expressivité qu’il préfigure, Grétry ouvre les portes du Romantisme.

http://www.sablesursarthe.net/festival2007/presse/photos/Le%20Concert%20Spirituel/slides/Herve%20Niquet%20profil.htmlL’œuvre, Andromaque, qui est jouée en ce mois d’octobre est basée sur l’œuvre éponyme de Jean Racine. Durant sa carrière, Grétry n’a composé que des opéras-comiques, à l’exception de cette tragédie, destinée à l’Académie royale de Musique. Elle offre une dimension nouvelle à la musique, par sa modernité préromantique et prérévolutionnaire.

A l’issue des deux représentations, l’opéra sera enregistré dès le lendemain au Palais des Beaux-Arts, pour les 80 ans de la Salle Henry Le Bœuf. Il paraîtra ensuite dans la collection de livres-cds initiée par les éditions Glossa. Hervé Niquet n’a eu de cesse de d’explorer le répertoire opératique français, avec, à son actif, Proserpine de Lully, Sémélé de Marais, Daphnis et Cholée de Boismortier, Médée de Charpentier, Callirhoé de Destouches… tous inédits au disque ou presque. Le drame et l’empressement submergeaient le spectateur ; Hervé Niquet a toujours fait preuve d’une connaissance très fine de la musique française et ses qualités ne sont plus à démontrer. Par cet évènement, Grétry sera – enfin – mis à l’honneur, d’autant que l’automne musical de Versailles lui consacre un cycle complet. Un évènement, donc.

Interview vidéo de Hervé Niquet à propos d'Andromaque :

Revue de presse :

Le Soir :

http://www.lesoir.be/culture/musiques/2009-10-14/andromaque-ressuscitee-732509.shtml ;

La Libre Belgique :

http://www.lalibre.be/culture/scenes/article/536676/la-resurrection-d-andromaque.html

Liens utiles :

Hervé Niquet et le Concert spirituel : www.concertspirituel.com ;

Centre de Musique Baroque de Versailles : www.cmbv.com ;

Théâtre des Champs-Elysées : http://www.theatrechampselysees.fr/saison-detail.php?t=2&s=15 ;

Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR) : http://www.bozar.be/activity.php?id=8528&selectiondate=2009-10-19 ;

 




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Salisbury 2

19092009

Poursuivons notre périple dans l'Angleterre du Sud-Ouest, si vous le voulez bien. La route fut longue pour y parvenir… Cette fois-ci, nous retournons à notre point de départ, Salisbury. Cette ville, de taille modeste, est dominée par sa cathédrale, seule attraction qui vaut réellement le détour. Une série de photos de dégradés de couleurs sobres, à l'image du temps qui y faisait.

Prochaine et dernière escale ? Stonehenge et Winchester




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Oxford

30082009

Comme chaque semaine, nous continuons notre périple à travers le Sud-Ouest de l'Angleterre. Cette fois-ci, nous ferons une exception à notre thématique “Sud-Ouest”, on nous rendant à Oxford, plus au Nord et plus proche de Londres. Son célèbre Christ College a été fondé par Wolsey, cardinal mais surtout homme d'Etat anglais, bras droit de Henry VIII qui terminera, comme d'illustres contemporains, décapité. Cette ville n'a plus grand chose d'ancien et connaît son heure de gloire architectural au XIXe siècle où elle est presque entièrement ravalée. Elle n'en demeure pas moins un épicentre de la culture littéraire anglaise où Dodgson conte Alice au Pays des Merveilles et Tolkien invente sa mythologie, mondialement célèbre avec son Seigneur des Anneaux. Cette ville, dont il manque une âme et qui est envahie par des hordes de touristes à la recherche d'un fragment des adaptations cinématographiques des Harry Potter, ne possède malheureusement pas le charme de Cambridge (nous irons la visiter bientôt). Au programme : le Christ College, une promenade dans les rues pittoresques, loin des rues commerçantes et pleines de touristes, le pub que Tolkien fréquentait et sa tombe (c'est mon côté geek…).

Prochaine escale, Salisbury (2)




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Wells

23082009

Après Salisbury et Bath, nous continuons notre exploration du Sud-Ouest de l'Angleterre. A une heure en voiture de Bath, la ville de Weels contraste singulièrement avec celle-ci, à moins que ce ne soit l'inverse. Située dans une campagne verdoyante où les anciens oppidi se mêlent aux collines boisées, Wells vaut largement le détour pour son vieux centre historique : la cathédrale (à la façade impressionnante et à la croisée des transepts surprenante, XIIe-XIVe siècles) domine, bien évidemment. A ses côtés se dresse fièrement le palais de l'évêque entièrement fortifié et ceint de douves et d'une enceinte. Le reste de la ville n'est en pas moins surprenant. Suivez le guide.

La prochaine escapade ? Oxford.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




CPE Bach : concerti pour clavier et orchestre, par M. Spányi

19082009

 

D'abord, il faut augmenter le volume des baffles et lancer les extraits… 

Miklós Spányi est un artiste très prolifique, à en juger par le nombre impressionnant d’enregistrements parus. Vous ne le connaissez pas ? C’est normal. Il ne fait pas partie des « stars » produites par les impresari français (qui ont leurs qualités, ne le nions pas). Mais il lui manque la sur-médiatisation dont sont victimes certains artistes pour avoir une notoriété égale à son talent.
En fait, ce Hongrois, né à Budapest, a étudié au Koninklijk Vlaams Muziekconservatorium, à Anvers, auprès de Jos van Immerseel et au Hochschule für Music, à Munich, auprès de Hedwig Bilgram. S’il s’est fait remarquer, c’est pour l’intégrale (toujours en cours) de l’œuvre pour clavier de Carl Philip Emmanuel Bach qu’il enregistre pour le label suédois BIS. Encore une intégrale, me direz-vous ? Une magnifique intégrale, je répondrai.


A vrai dire – et peut-être honte à moi – j’ai découvert un des volumes par le plus grand des hasards. J’avais été sublimé mais n’avais pas exploré les autres volumes. Douze mois ont passé et je retente l’aventure. Mon constat demeure inchangé : ces œuvres sont à la fois enjouées, belles et méditatives pour leurs parties solistes. 
C.P.E. Bach est, comme son père, un compositeur qui a laissé un corpus impressionnant. Il était surnommé le Bach de Berlin et de Hambourg. Son parrain n’était autre que Telemann. Un beau musicien, en somme. Nous ne nous étalerons pas une nouvelle fois sur la postérité malheureuse de certains compositeurs. Soulignons toutefois que Mozart et ses sublimes concerti pour clavier et orchestre n’est pas novice en le genre, comme on le pense souvent. C.P.E. Bach fut sans aucun doute son maître en la matière, maître de Haydn et de Beethoven, un compositeur dont la renommée de son vivant dépassait largement celle de son père, un trait d’union entre le baroque tardif (et son contre-point) et le style nouveau, classique, et l’école de Vienne. Dommage qu’il ne soit pas plus largement diffusé sur les ondes.


Aujourd’hui, l’enregistrement de l’intégrale en est à un peu plus que la moitié et déjà 22 volumes sont réalisés (une série dédiée aux concerti pour clavier ; une autre pour clavier et orchestre). Aucun ne fait défaut. Miklos Spányi, accompagné d’abord de l’ensemble Concerto armonico, de l’ensemble Opus X ensuite, explorent avec brio ce répertoire : pas de lassitude à l’écoute, pas de routine interprétative. Au contraire, chaque œuvre est abordée individuellement, pour ses qualités intrinsèques, et Spányi prend soin de rendre le propos vivant. Chaque disque est également l’occasion pour lui d’user d’un instrument différent, tantôt un clavicorde, tantôt un pianoforte ou piano à tangents, tous fabriqués par Joris Potvlieghe, artiste (c’est bien le mot) belge.


Des intégrales aussi précieuses sont rares et le nombre de volumes pourrait donner le vertige, certes. Mais je ne peux que vous conseiller d’en écouter un seul et, vous verrez, vous finirez bien par acheter les autres.




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Bath

15082009

Suite de notre périple. Nous faisons escale à Bath, ville réputée pour sa station thermale (logique, vu le nom). En fait, il faut remonter à la romanisation de l'île pour en trouver l'origine. Un immense complexe thermal et religieux dédié peut-être à Minerve s'y dressait fièrement. Ces fonctions ont survécu jusqu'à aujourd'hui : au moyen âge, abbaye ; à l'époque moderne, lieu de soin des souverains anglais ; elle reprend ses attributions premières à la fin du XVIIIe siècle. La ville est alors entièrement reconstruite en pierre locale, couleur miel, dans le plus pur style néo-classique : rues identiques à perte de vue, place circulaires, vastes parcs. Il ne manque plus que des voitures tirées par des chevaux pour faire un bond de quelques siècles en arrière. Splendide !

 

Prochaine escale, Wells…




A la découverte du Sud-Ouest de l’Angleterre - Salisbury 1

9082009

Nous partons pour ces prochains jours en Angleterre, plus précisément dans le Sud-Ouest. Les contrées sont vertes et recouvertes de forêts et de champs qui ondulent à perte de vue. Arrêtons-nous en fin de journée à Salisbury, ville réputée pour sa cathédrale dont la flèche est la plus haute d'Angleterre.

Prochaine escale, Bath…